Togo musique/Interview : Mesko, un artiste slameur de talents.

La musique est un art au sein duquel il y’a différent genre. le R&B, le Rap, le Slam etc… A ce dernier genre, nous nous sommes intéressés à un jeune artiste slameur au nom de Mesko. Il se révèle à nous et aux fans à travers cet entretien avec iconeafrique.com .

Question (Q): Présentez-vous s’il vous plaît? 

Réponse (R) : je me nomme Roméo Mesko TELLAH TAGAN, j’ai 21 ans et je suis étudiant au département de Sociologie à l’Université de Lomé. Je suis un grand passionné des arts de la scène, de la littérature surtout celle orale et c’est ce qui m’a indubitablement conduit au Slam. Actuellement, je suis le champion nationale en titre de Slam-poésie et le secrétaire général de l’association Slam Is Love.

Q : La musique est un art au sein duquel il y’a différents genres, dites- nous pourquoi avez-vous choisi de faire du Slam?

R : C’est l’une des éternelles interrogations auxquelles je n’ai jusqu’à présent pas trouvé de réponse satisfaisante. Mais il faut dire que ma rencontre avec le slam s’est faite assez spontanément et dès le début il m’a permis de vivre réellement et de m’accomplir. Cela n’a pas été un choix, mais pour moi le slam fut comme une sorte de délicieuse maladie incurable que j’ai chopé un soir de mousson et avec lequel je dois vivre toute ma vie.

Q : Quelles sont les motivations qui sous-tendent votre choix pour la arts de la scène ?

R : Le besoin d’exister, l’envie de partager mes joies, mes peines et mes réflexions avec le monde. Inspirez mes semblables ?

Q : Cela fait combien de temps que vous faites du Slam?

R : Ma première scène slam ce remonte en août 2013, à l’ex centre culturel Mitro Nunya qui malheureusement n’existe plus. Si je suis bon en math je dirai que mon parcours de slameur est dans sa 6ème année.

Q : Racontez-nous votre vie d’artiste Slameur?

R : Ma vie de slameur est un mélange d’apprentissage, de partages, de découvertes (surtout de soi), d’émotions et d’amour. Le slam m’aide à prendre position au nom de ceux qui ne peuvent pas, à défendre des causes et à rendre heureux.
Ma vie de slameur c’est aussi beaucoup de sacrifices, de défis, de doutes et d’entêtements certes, mais je me dis que tout cela en vaut la peine. A voir la grandeur de mes rêves, la beauté de ce monde, la complexité de l’amour, le sourire de ma mère, ou toutes ces choses qui me donnent des frissons, tant que le monde sera monde je me dis qu’il faut continuer d’écrire, et de dire des pensées qui serviront de pansements aux miens. Et puis des fois je me dis je ne sais pas ce que je ferai, si je ne faisais pas le slam.
Aujourd’hui je peux être heureux d’avoir en 6 ans slamé dans les salles de spectacle les plus populaires de Lomé comme dans des lieux les plus modestes devant des autorités comme devant des personnes lambda.

Q : Avez-vous gagné des prix? Si oui, faites-nous part de votre palmarès.

R : Oui j’en ai gagné quelques uns : De 2015 à 2017, j’ai été successivement lauréat du Grand Show Callebasse Challenge, lauréat de concours Slam-Poésie (pour la lutte contre les drogues et addictions) organisé par l’ONG RAPAA , finaliste au concours Slam-Poésie de la première édition du Festival de Film Environnemental, lauréat au concours de Slam-Poésie (pour la promotion de l’alimentation pour tous et la consommation locale) organisé par OADEL (Organisation pour l’alimentation et développement local).
Et en 2018, j’ai été sacré meilleur slameur du Togo au championnat national de Slam-Poésie. Et aujourd’hui je suis le 4ème meilleur slameur du continent selon le classement de coupe D’Afrique de Slam-Poésie.

Q : Au Togo, peu d’artiste locaux que nous voyons sur nos médias font du Slam, pourquoi?

R : je dirai déjà que si la proportion d’artistes dans les autres genres musicaux est largement supérieure à celle des artistes slameurs, cela s’explique un peu par le caractère « réfléchi, sérieux et engagé » du slam. Ne fait pas le slam qui veut : le slam apparaît à ce propos comme un art en lui même élitiste. Ensuite, cela peut être aussi un semblant d’inconsidération et de négligence que les acteurs du Showbiz ont à l’égard du slam. Mais tout cela n’empêche pas qu’il y ait des slameurs talentueux qui défient les statistiques, font du bon travail pour que les lignes bougent au pays.

Q : Quelle est la particularité de ce genre musical? (Slam)

R : Au delà peut être de ses caractéristiques propres , comme sa composition, sa forme, ses règles etc, le Slam est un art passe partout, qui s’invite à toutes les circonstances et dont les fans sont de tous les âges, de toutes les ethnies, de toutes les professions et de toutes les classes sociales. Essentiellement le slam se mêle à toutes les autres disciplines poétiques. « Un art carrefour comme j’aime bien le dire ».

Q : Quels sont selon vous les artistes slameurs togolais qui font du bon travail?

R : je veux d’abord dire que tous les slameurs font du bon boulot, je les félicite et les encourage pour cela et par rapport à mes kiffs et mes feelings je vais donner une liste de noms bien-sûr non exhaustive : Jeff Eusebio, Mawuli Mk Trace, Anselmos craton, Wapondi, Ghix le futuriste, Faychal, Parolier Brillant, Raikage, Eli le griot, Zemo le romantique, momo kankua, Wisdom kaporal.

Q : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans le slam?

R : Je lui dirai une chose : c’est d’aimer le slam de tout son coeur. Et il trouvera la clé pour faire des merveilles.

Q : Un mot à l’endroit de vos fans…

R : Je dirai juste merci à vous tous qui m’écoutez, me suivez et aimez ce que je fais. C’est grâce à vous que j’en suis là.. Continuez de me donner de vos énergies. On ira très très loin. Vous même vous savez c’est. #La_Meskolarisation.

 

C’était l’interview avec l’artiste slameur Mesko, restez connecter sur iconeafrique.com, le prochain artiste pour vous s’appelle IZIWIN.

 

Simon AKPAGANA

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Top