La première dame namibienne, Monica Geingos, se montre altruiste.

Monica Geingos, première dame namibienne, décide de laisser toute sa fortune pour des œuvres de charité après sa mort. Cette décision vient réitérer son engagement dans la lutte pour l’égalité des sexes et montre l’exemple aux autres premières dames africaines, pour qu’elles s’investissent d’avantage dans le bien être de leur population.

La Namibie fait partir des pays les plus inégalitaires au monde. Selon la première dame, cette inégalité est causée principalement par l’héritage et elle décide d’y remédier à sa manière et elle met la barre très haute en décidant de promettre tous ses biens, estimés à 7,44 millions de dollars, aux œuvres de charité.  Elle redore ainsi, l’image des premières dames africaines qui sont vues comme matérialistes ou manipulatrices. Elle déclare même à leur égard, qu’elles étaient, soient des médecins, soient des économistes ou des universitaires qui menaient une vie productive avant de devenir des premières dames.

Présidente de la fondation One Economy, lancée en 2016, ex-femme d’affaire et avocate Monica Geingos, en plus de son argent, a investi beaucoup de sa personne au profit des personnes défavorisées. En effet elle a offert un soutien juridique et psychosocial gratuitement aux victimes d’harcèlement, l’année passée lors de la grande campagne médiatique #Me too, campagne au cours de laquelle des centaines de femmes se sont mobilisées contre le harcèlement sexuel en Namibie.

Monica Geingos a su combiner beauté, pouvoir, argent et altruisme ce qui fait d’elle une femme d’exception et elle se montre très modeste à l’égard de ces nombreuses qualités. Elle s’exprime en ces termes : « De toutes mes réalisations, c’est le titre de première dame que je ne considère pas vraiment, car c’est le seul titre que ne n’ai rien fait pour mériter, que j’ai obtenu en vertu du mariage. C’est, pour moi, une forme de privilège non mérité, mais … cela a changé beaucoup de mes opinions sur les questions socio économiques dans le pays ». Elle réfute toutes les rumeurs concernant une éventuelle ambition politique et se veut être juste une modeste première dame et une actrice du changement sans toutefois passer par la politique.